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💦 Notre démarche de lessive zéro déchet

Par Geneviève Lorange le

 
Au tout début de Bigarade, je rêvais d’offrir un savon à lessive pour bien entretenir les créations que nous allions fabriquer avec tant d’amour!
 Ce fut plus simple à rêver qu’à mettre sur pied! Ce projet aura pris plus d’un an à voir le jour sous sa forme actuelle. Et tout particulièrement grâce à mon petit frère Jean-Philippe.
 Ensemble, nous avons imaginé toute une gamme de produits pour la lessive, savon, assouplisseur, détachant, blanchissant, et balle de séchage qui serait performant, mais surtout répondant à nos valeurs, soit zéro déchet, biodégradable, non testé sur les animaux et fabriqué au Québec.
 
Des produits magnifiques aussi beaux à l’extérieur qu’à l’intérieur. Des produits qui représentent notre démarche éthique.
 
Tout a commencé par mon souhait de transformer l’expérience du lavage à la maison en quelque chose d’agréable et luxueux. Pourquoi nos corvées, et tous les outils l’entourant, devraient être seulement pratiques et nullement esthétiques et agréables. J’ai donc cherché des contenants en verre solide et fabriqués le plus proche possible de chez nous. J’en ai trouvé qui sont fabriqués aux États-Unis et qu’on utilise souvent pour le sirop d’érable. J’ai adoré le clin d’œil à notre fierté sucrée locale et j’ai été conquise.
Il restait ensuite à trouver des bouchons en métal et pas en plastique, ça non plus ce ne fut pas une tâche facile.
 
Comme citoyen nous sommes de plus en plus sensibilisés à l’impact du plastique dans nos vies et je souhaitais mordicus créer des emballages sans aucun plastique! Oui, le verre et le métal c’est plus lourd, mais c’est plus durable, élégant et réutilisable.
 (Chez Bigarade. On fait tout pour minimiser les emballages à usage unique!)
 
 
POURQUOI DES BOUTEILLES EN VERRE?
 
Selon nos savants calculs, plus de 30 tonnes de plastique sont envoyées au recyclage ou aux poubelles chaque année, au Québec, uniquement pour les contenants jetables de lessive! En ce moment, l'alternative écologique est de réutiliser ce contenant et de le remplir dans une des nombreuses boutiques de vrac disponibles un peu partout dans les grandes villes. Toutefois, ce n'est pas tout le monde qui a accès à une boutique de vrac à proximité, mais tout le monde a son bureau de poste pas très loin. C'est pourquoi nous amenons les avantages écologiques du vrac, mais avec le côté pratique d'un abonnement par la poste! En plus, c'est bien plus joli que les contenants fluorescents qu'on n'ose pas laisser à la vue plus de cinq minutes!
 
J’avais, dans notre atelier, de nombreux sacs de retailles de cuir provenant d’un fabricant de sofas du quartier. J’avais principalement des retailles de cuir blanc dont je ne savais pas quoi faire et je tenais à leur donner une seconde vie. Le cuir est une matière noble qui, une fois transformé en étiquette, facilitait la prise en mains.
 
Avant de faire des étiquettes en cuir, j’ai beaucoup réfléchi et mes valeurs étaient tiraillées.
Était-ce mieux de ne pas utiliser de cuir puisque cela encourageait ce commerce qui a souvent mauvaise presse ou de détourner des matières encore utiles de l’enfouissement.
J’ai choisi de préserver la planète pour le moment, mais cette décision difficile n’est pas permanente.
Quand vous lirez ces lignes, nos emballages auront peut-être déjà changé, on a travaillé ces derniers mois sur l’impression des bouteilles avec de l’encre organique afin de ne pas produire davantage de déchet.
La bouteille n’était que la pointe de l’iceberg.
 
Mon frère,  Jean-Philippe, parti en mission pour développer le détergent parfait qui réponderait à toutes nos hauts critères de qualité écologique d'un produit ménager selon un article* de la Presse qu’il avait lu.
 1- La bonne performance en eau froide, pour diminuer la consommation d'énergie.
2- La certification 301D de l'OCDE, qui certifie la biodégradabilité du produit en moins de 28 jours.
3- Ne contient pas d'informations redondantes (par exemple, Écologo et test 301D OCDE,
car l'un est compris dans l'autre).
4- Un contenant recyclable ou, encore mieux, un contenant réutilisable.
5- Une formule la plus concentrée possible, et des contenants de grand format, pour diminuer les impacts du transport.
6- Sans parfums à base de phtalates.
Nos produits de lessive Bigarade répondent à tous ces critères, et même plus!
 
 Jean-Philippe était donc pas mal fier qu’on soit mentionné par la suite dans la Presse : http://www.lapresse.ca/maison/201804/10/01-5160486-savon-a-lessive-zero-dechet-livre-a-votre-porte.php
 
Il ne restait que plus qu’à peaufiner l’emballage avec des billes en maïs compostables, le tout dans une boite en carton kraft non blanchi.
 
Jean-Philippe termina par instaurer un système de consigne de bouteilles avec un retour de celles-ci sans frais supplémentaires pour un remplissage, peu importe où l’on habite au Canada et si l’on détient un abonnement.
 
 
 
 
 
 
 *http://www.lapresse.ca/maison/renovation/renovation-verte/201205/23/01-4527798-nettoyants-ecologiques-les-experts-se-mouillent.php#Slide-5-box-0

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💦 Notre démarche de lessive zéro déchet

Par Geneviève Lorange le

 
Au tout début de Bigarade, je rêvais d’offrir un savon à lessive pour bien entretenir les créations que nous allions fabriquer avec tant d’amour!
 Ce fut plus simple à rêver qu’à mettre sur pied! Ce projet aura pris plus d’un an à voir le jour sous sa forme actuelle. Et tout particulièrement grâce à mon petit frère Jean-Philippe.
 Ensemble, nous avons imaginé toute une gamme de produits pour la lessive, savon, assouplisseur, détachant, blanchissant, et balle de séchage qui serait performant, mais surtout répondant à nos valeurs, soit zéro déchet, biodégradable, non testé sur les animaux et fabriqué au Québec.
 
Des produits magnifiques aussi beaux à l’extérieur qu’à l’intérieur. Des produits qui représentent notre démarche éthique.
 
Tout a commencé par mon souhait de transformer l’expérience du lavage à la maison en quelque chose d’agréable et luxueux. Pourquoi nos corvées, et tous les outils l’entourant, devraient être seulement pratiques et nullement esthétiques et agréables. J’ai donc cherché des contenants en verre solide et fabriqués le plus proche possible de chez nous. J’en ai trouvé qui sont fabriqués aux États-Unis et qu’on utilise souvent pour le sirop d’érable. J’ai adoré le clin d’œil à notre fierté sucrée locale et j’ai été conquise.
Il restait ensuite à trouver des bouchons en métal et pas en plastique, ça non plus ce ne fut pas une tâche facile.
 
Comme citoyen nous sommes de plus en plus sensibilisés à l’impact du plastique dans nos vies et je souhaitais mordicus créer des emballages sans aucun plastique! Oui, le verre et le métal c’est plus lourd, mais c’est plus durable, élégant et réutilisable.
 (Chez Bigarade. On fait tout pour minimiser les emballages à usage unique!)
 
 
POURQUOI DES BOUTEILLES EN VERRE?
 
Selon nos savants calculs, plus de 30 tonnes de plastique sont envoyées au recyclage ou aux poubelles chaque année, au Québec, uniquement pour les contenants jetables de lessive! En ce moment, l'alternative écologique est de réutiliser ce contenant et de le remplir dans une des nombreuses boutiques de vrac disponibles un peu partout dans les grandes villes. Toutefois, ce n'est pas tout le monde qui a accès à une boutique de vrac à proximité, mais tout le monde a son bureau de poste pas très loin. C'est pourquoi nous amenons les avantages écologiques du vrac, mais avec le côté pratique d'un abonnement par la poste! En plus, c'est bien plus joli que les contenants fluorescents qu'on n'ose pas laisser à la vue plus de cinq minutes!
 
J’avais, dans notre atelier, de nombreux sacs de retailles de cuir provenant d’un fabricant de sofas du quartier. J’avais principalement des retailles de cuir blanc dont je ne savais pas quoi faire et je tenais à leur donner une seconde vie. Le cuir est une matière noble qui, une fois transformé en étiquette, facilitait la prise en mains.
 
Avant de faire des étiquettes en cuir, j’ai beaucoup réfléchi et mes valeurs étaient tiraillées.
Était-ce mieux de ne pas utiliser de cuir puisque cela encourageait ce commerce qui a souvent mauvaise presse ou de détourner des matières encore utiles de l’enfouissement.
J’ai choisi de préserver la planète pour le moment, mais cette décision difficile n’est pas permanente.
Quand vous lirez ces lignes, nos emballages auront peut-être déjà changé, on a travaillé ces derniers mois sur l’impression des bouteilles avec de l’encre organique afin de ne pas produire davantage de déchet.
La bouteille n’était que la pointe de l’iceberg.
 
Mon frère,  Jean-Philippe, parti en mission pour développer le détergent parfait qui réponderait à toutes nos hauts critères de qualité écologique d'un produit ménager selon un article* de la Presse qu’il avait lu.
 1- La bonne performance en eau froide, pour diminuer la consommation d'énergie.
2- La certification 301D de l'OCDE, qui certifie la biodégradabilité du produit en moins de 28 jours.
3- Ne contient pas d'informations redondantes (par exemple, Écologo et test 301D OCDE,
car l'un est compris dans l'autre).
4- Un contenant recyclable ou, encore mieux, un contenant réutilisable.
5- Une formule la plus concentrée possible, et des contenants de grand format, pour diminuer les impacts du transport.
6- Sans parfums à base de phtalates.
Nos produits de lessive Bigarade répondent à tous ces critères, et même plus!
 
 Jean-Philippe était donc pas mal fier qu’on soit mentionné par la suite dans la Presse : http://www.lapresse.ca/maison/201804/10/01-5160486-savon-a-lessive-zero-dechet-livre-a-votre-porte.php
 
Il ne restait que plus qu’à peaufiner l’emballage avec des billes en maïs compostables, le tout dans une boite en carton kraft non blanchi.
 
Jean-Philippe termina par instaurer un système de consigne de bouteilles avec un retour de celles-ci sans frais supplémentaires pour un remplissage, peu importe où l’on habite au Canada et si l’on détient un abonnement.
 
 
 
 
 
 
 *http://www.lapresse.ca/maison/renovation/renovation-verte/201205/23/01-4527798-nettoyants-ecologiques-les-experts-se-mouillent.php#Slide-5-box-0

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Le lin votre meilleur atout pour survivre à l’été

Par Priscilla Deltombe le


Que vous ayez ou non un climatiseur dans votre maison. Avec cette chaleur étouffante, il peut être difficile de dormir confortablement dans son lit. Et si certains d’entre vous aiment dormir avec quelque chose sur lui/elle. Cet article est pour vous !

Par cette canicule, le lin votre meilleur atout pour survivre à l’été.

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Le lin votre meilleur atout pour survivre à l’été

Par Priscilla Deltombe le


Que vous ayez ou non un climatiseur dans votre maison. Avec cette chaleur étouffante, il peut être difficile de dormir confortablement dans son lit. Et si certains d’entre vous aiment dormir avec quelque chose sur lui/elle. Cet article est pour vous !

Par cette canicule, le lin votre meilleur atout pour survivre à l’été.

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Le diable est dans les détails

Par Geneviève Lorange le

Le titre est fort probablement l’expression que je dis le plus souvent dans une journée. Elle provient de Nietzsche, philosophe et poète allemand.

Je me décris bien souvent comme une obsessive-compulsive et je m’excuse bien souvent de mes manies. Mais c’est plus fort que moi, quand je fais quelque chose qui me tient à cœur, ça doit être parfait!!! Peu importe le prix et le temps que ça me prendra.

Par conséquent, j’applique cela partout dans ma vie. Je focus intensément sur quelque chose et je ne lâche pas le morceau tant que ce n’est pas parfait. Pour cette raison, mon petit frère me surnomme affectueusement « pitbull ».

Quand j’ai ouvert Bigarade, je voulais que tout soit parfait.  Et à ce jour, rien n’est encore parfait selon mes critères, mais je choisis mieux mes batailles. Certains projets sont en constante amélioration, alors que d’autres atteignent un niveau de perfection qui me convient, comme nos housses de couette en tricot, aussi belles que lourdes, à la mode des « heavy blankets ». Je rêvais d’un produit fait 100% local. Je désirais de quelque chose de réconfortant, mais en même temps aussi beau esthétiquement que la démarche éthique derrière. Une création qui avait du sens. Ça a pris du temps, mais j’y suis arrivé !

Nicolas Boileau, écrivain du 17e siècle, a dit : vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage.

C’est probablement ma deuxième expression préférée et qui complète à merveille la première! Je vous raconte comment j’ai remis vingt fois sur le métier l’ouvrage de la fabrication de nos housses de couette.

Lorsque j’ai créé la première, j’étais obsédé par les motifs, ni trop gros, ni trop petits, qui rappellent la nature. Il ne fallait pas que ceux-ci soient trop féminins et qu’ils passent à travers le temps… Sans compter que tout devait se faire au Québec quand c’était possible. C’était une contrainte additionnelle, que je m’impose toujours, pour avoir un impact environnemental le plus petit possible.

Puis j’ai obsédé sur les couleurs. Trouver LA bonne tonalité de bleu fais toute la différence!

Il fallait ensuite trouver la fermeture éclair parfaite… Ou encore pire, juste le meilleur système de fermeture…. boucle? Boutons à 4 trous? Boutons à pression? La solution la plus chère, mais la plus esthétique, était la fermeture éclair. Fabriquée ici, il fallait trouver la couleur parfaite avec chaque tissu, mais surtout la bonne longueur! Les fermetures éclair sont maintenant deux fois plus longues qu’elles étaient il y a deux ans. Plus chères à acheter et plus longues à assembler, mais j’ai jugé que cela valait la peine en fonction des commentaires que j’avais reçu!

Puis, il y avait les sacs… quel casse-tête! Un sac SANS plastique qui pourrait contenir la housse de couette, permettre de la transporter, de la ranger, mais aussi un sac qui aurait une autre utilité, qui ne serait pas fabriqué pour rien. Je me suis donc inspiré des sacs de marins afin de créer un emballage qui pourrait aussi se transformer en joli sac de lavage une fois la housse de couette sortie. Trouver la bonne taille de sac pour que toutes les tailles de couettes puissent y rentrer fut tout un défi!

Puis il fallait trouver la bonne corde! En coton bio fabriqué au Québec, il fallait trouver la bonne grosseur, les bonnes mailles, le bon design! Hé oui! Il y a plein de design de corde différents, tricoté, torsadés, etc.! Je l’ai appris à ce moment-là!

Et pour la touche finale, il fallait bien mettre notre logo quelques parts, mais je ne voulais pas faire du marketing inutile et j’ai décidé de faire une poche où l’on pourrait ranger les instructions de lavage…Au tout début, il n’y avait que la poche étampée individuellement à la main. C’était incroyablement long et souvent le logo était illisible, dépendant de la pression de la main qui finissait par se fatiguer. Par la suite, on l’a fait sérigraphier, mais il fallait avoir de plus grosses quantités et donc se serrer la ceinture. Mais ça valait le coût parce que c’était bien plus beau!

Puis, tout récemment, il y a à peine un mois, on a reçu les cartons naturels non blanchis avec les instructions de lavage qu’on peut insérer dans chaque poche! J’y rêvais depuis deux ans!

Il a pris plus de 3 mois à élaborer car je voulais qu’il soit parfait! D’un côté, tous les sigles de lavage, et de l’autre, des conseils plus spécifiques sur l’entretien de nos housses de couette et draps. Trop souvent on achète des choses qu’on endommage après un seul lavage parce qu’on ne sait pas comment l’entretenir. Cela crée un cercle vicieux de consommation que je me fais un devoir de casser!

La touche finale fut l’étiquette de lavage sérigraphiée sur du coton bio et cousue sur le côté de la couette. Je me disais que si jamais quelqu’un ne lisait pas le carton d’instructions ou l’égarait avec le temps, il aurait un petit rappel!

Cette étape aussi fut longue! L’été dernier, ma stagiaire Manon avait travaillé sur le design des étiquettes. Ensuite, cela a pris un presque un an pour faire le design selon les fibres différentes de chaque housse de couette et pour les faire sérigraphier! Parce qu’une fois de plus, il fallait se serrer la ceinture pour commander le minimum, soit 1000 étiquettes pour chaque couleur. Comme nous avons 5 couleurs différentes, blanc, crème, gris pâle, gris foncé, bleu marine et café, il fallait commander 5000 étiquettes. L’étape la plus longue parfois n’est pas le design, pas la production locale, mais de trouver le moyen de ses ambitions… et dans mon cas, les moyens de mes obsessions.

Parce que je suis convaincue que la production locale doit avoir une qualité irréprochable : du haut de gamme local à un prix accessible pour le plus de gens possible. Comme je dis souvent, un petit luxe qui dure longtemps! Mais pour faire face à la compétition asiatique sans âme, il faut créer des produits incroyablement beaux où chaque détail nous émerveille autant que toute l’histoire qui est derrière!

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Le diable est dans les détails

Par Geneviève Lorange le

Le titre est fort probablement l’expression que je dis le plus souvent dans une journée. Elle provient de Nietzsche, philosophe et poète allemand.

Je me décris bien souvent comme une obsessive-compulsive et je m’excuse bien souvent de mes manies. Mais c’est plus fort que moi, quand je fais quelque chose qui me tient à cœur, ça doit être parfait!!! Peu importe le prix et le temps que ça me prendra.

Par conséquent, j’applique cela partout dans ma vie. Je focus intensément sur quelque chose et je ne lâche pas le morceau tant que ce n’est pas parfait. Pour cette raison, mon petit frère me surnomme affectueusement « pitbull ».

Quand j’ai ouvert Bigarade, je voulais que tout soit parfait.  Et à ce jour, rien n’est encore parfait selon mes critères, mais je choisis mieux mes batailles. Certains projets sont en constante amélioration, alors que d’autres atteignent un niveau de perfection qui me convient, comme nos housses de couette en tricot, aussi belles que lourdes, à la mode des « heavy blankets ». Je rêvais d’un produit fait 100% local. Je désirais de quelque chose de réconfortant, mais en même temps aussi beau esthétiquement que la démarche éthique derrière. Une création qui avait du sens. Ça a pris du temps, mais j’y suis arrivé !

Nicolas Boileau, écrivain du 17e siècle, a dit : vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage.

C’est probablement ma deuxième expression préférée et qui complète à merveille la première! Je vous raconte comment j’ai remis vingt fois sur le métier l’ouvrage de la fabrication de nos housses de couette.

Lorsque j’ai créé la première, j’étais obsédé par les motifs, ni trop gros, ni trop petits, qui rappellent la nature. Il ne fallait pas que ceux-ci soient trop féminins et qu’ils passent à travers le temps… Sans compter que tout devait se faire au Québec quand c’était possible. C’était une contrainte additionnelle, que je m’impose toujours, pour avoir un impact environnemental le plus petit possible.

Puis j’ai obsédé sur les couleurs. Trouver LA bonne tonalité de bleu fais toute la différence!

Il fallait ensuite trouver la fermeture éclair parfaite… Ou encore pire, juste le meilleur système de fermeture…. boucle? Boutons à 4 trous? Boutons à pression? La solution la plus chère, mais la plus esthétique, était la fermeture éclair. Fabriquée ici, il fallait trouver la couleur parfaite avec chaque tissu, mais surtout la bonne longueur! Les fermetures éclair sont maintenant deux fois plus longues qu’elles étaient il y a deux ans. Plus chères à acheter et plus longues à assembler, mais j’ai jugé que cela valait la peine en fonction des commentaires que j’avais reçu!

Puis, il y avait les sacs… quel casse-tête! Un sac SANS plastique qui pourrait contenir la housse de couette, permettre de la transporter, de la ranger, mais aussi un sac qui aurait une autre utilité, qui ne serait pas fabriqué pour rien. Je me suis donc inspiré des sacs de marins afin de créer un emballage qui pourrait aussi se transformer en joli sac de lavage une fois la housse de couette sortie. Trouver la bonne taille de sac pour que toutes les tailles de couettes puissent y rentrer fut tout un défi!

Puis il fallait trouver la bonne corde! En coton bio fabriqué au Québec, il fallait trouver la bonne grosseur, les bonnes mailles, le bon design! Hé oui! Il y a plein de design de corde différents, tricoté, torsadés, etc.! Je l’ai appris à ce moment-là!

Et pour la touche finale, il fallait bien mettre notre logo quelques parts, mais je ne voulais pas faire du marketing inutile et j’ai décidé de faire une poche où l’on pourrait ranger les instructions de lavage…Au tout début, il n’y avait que la poche étampée individuellement à la main. C’était incroyablement long et souvent le logo était illisible, dépendant de la pression de la main qui finissait par se fatiguer. Par la suite, on l’a fait sérigraphier, mais il fallait avoir de plus grosses quantités et donc se serrer la ceinture. Mais ça valait le coût parce que c’était bien plus beau!

Puis, tout récemment, il y a à peine un mois, on a reçu les cartons naturels non blanchis avec les instructions de lavage qu’on peut insérer dans chaque poche! J’y rêvais depuis deux ans!

Il a pris plus de 3 mois à élaborer car je voulais qu’il soit parfait! D’un côté, tous les sigles de lavage, et de l’autre, des conseils plus spécifiques sur l’entretien de nos housses de couette et draps. Trop souvent on achète des choses qu’on endommage après un seul lavage parce qu’on ne sait pas comment l’entretenir. Cela crée un cercle vicieux de consommation que je me fais un devoir de casser!

La touche finale fut l’étiquette de lavage sérigraphiée sur du coton bio et cousue sur le côté de la couette. Je me disais que si jamais quelqu’un ne lisait pas le carton d’instructions ou l’égarait avec le temps, il aurait un petit rappel!

Cette étape aussi fut longue! L’été dernier, ma stagiaire Manon avait travaillé sur le design des étiquettes. Ensuite, cela a pris un presque un an pour faire le design selon les fibres différentes de chaque housse de couette et pour les faire sérigraphier! Parce qu’une fois de plus, il fallait se serrer la ceinture pour commander le minimum, soit 1000 étiquettes pour chaque couleur. Comme nous avons 5 couleurs différentes, blanc, crème, gris pâle, gris foncé, bleu marine et café, il fallait commander 5000 étiquettes. L’étape la plus longue parfois n’est pas le design, pas la production locale, mais de trouver le moyen de ses ambitions… et dans mon cas, les moyens de mes obsessions.

Parce que je suis convaincue que la production locale doit avoir une qualité irréprochable : du haut de gamme local à un prix accessible pour le plus de gens possible. Comme je dis souvent, un petit luxe qui dure longtemps! Mais pour faire face à la compétition asiatique sans âme, il faut créer des produits incroyablement beaux où chaque détail nous émerveille autant que toute l’histoire qui est derrière!

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Comment choisir entre un rembourrage synthétique ou naturel?

Par Geneviève Lorange le

Depuis les débuts de Bigarade, nous avions uniquement du rembourrage synthétique pour tous nos coussins, oreillers et couettes. Cela répondait à nos valeurs éthiques : nous avions vu nous aussi les fameux vidéos montrant la souffrance animale reliée à la production de duvet naturel. Toutefois, nous avons décidé il  y a peu de temps d’offrir le choix au consommateur entre le synthétique et le naturel, car nous avons réalisé que la réalité était plus nuancée. Nous vous expliquons notre démarche dans ce billet.

Tout d’abord, parlons de duvet synthétique. Tous les produits de rembourrage synthétiques sont fabriqués de polyester extrudé en différentes épaisseurs, de 0.7D à 15D. Plus le chiffre est petit, plus la fibre est fine et soyeuse, et plus elle coute cher car il faut en utiliser plus pour un volume équivalent. Nous utilisons exclusivement de la fibre 0.7D chez Bigarade, que ce soit pour les oreillers, les couettes ou les coussins. Le polyester a la qualité d’être 100% hypoallergène et entièrement végane. En effet, aucun sous-produit animal n’entre dans sa confection. Toutefois, le polyester est un sous-produit pétrolier. Ainsi, il n’est pas renouvelable. Il n’est pas non plus recyclable, ce qui implique qu’il prendra plus de 500 ans à se dégrader, une fois qu’il aura atteint la fin de sa vie. C’est la triste réalité des textiles synthétiques, jusqu’à ce qu’un programme de recyclage soit mis sur pied au Québec.

Maintenant, parlons de duvet naturel. Celui-ci est un résidu de la production alimentaire, et il est renouvelable et compostable. Au niveau écologique, il est le meilleur choix de rembourrage. Toutefois, il n’est évidemment pas végane. Si vous êtes végane, et que vos convictions s’étendent à tous les sous-produits animaliers, qu’ils soient alimentaires ou non, il est probablement mieux de ne pas acheter de duvet naturel, peu importe sa provenance. Parlant de provenance, les vidéos troublantes d’animaux plumés vivants qu’on peut voir sur l’Internet ont été filmées principalement de Chine, d’où provient 90% de la production mondiale de duvet. Toutefois, cette pratique est à peu près inexistante en France, d’où provient le duvet que nous avons sélectionné. En France, le duvet est un sous-produit alimentaire : plus de 90% de la valeur d’un canard est dans sa viande, alors que le 10% restant est le duvet. Vous pouvez imaginer que, si on élevait des canards uniquement pour leurs plumes et leur duvet, les produits rembourrés de duvet couteraient dix fois plus cher, et personne n’en achèterait.

Au niveau de la qualité et de confort, les deux types de rembourrage assez similaires. Au niveau du prix, une fibre synthétique est légèrement moins chère, mais la différence n’est pas énorme lorsqu’on en choisi une de bonne qualité. Pour le confort, un oreiller à rembourrage naturel aura un léger avantage au niveau de la compression initiale (le premier centimètre), qui paraitra comme un nuage dû à la coquille extérieure en duvet. Une fois la tête bien installée, le confort se ressemble entre les deux types de rembourrage. Pour les couettes, à poid égal, celles en duvet naturel seront légèrement plus chaude que la couette en duvet synthétique. Sinon, la sensation de douceur et de moelleux sont très semblables.

Ainsi, le choix entre une fibre naturelle ou synthétique est principalement un choix éthique. En tant que consommateur, il faut choisir entre la protection de l’environnement, avec une fibre naturelle, renouvelable et compostable, ou la protection des animaux, avec une fibre synthétique et végane, mais non-renouvelable et non-recyclable. Peu importe le choix, il reste que le plus important est la durabilité des produits qu’on achète, car l’impact de notre achat est alors amorti sur une plus longue période. C’est pourquoi les créations Bigarade sont toujours pensées de manière à être le plus durable possible.

 

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Comment choisir entre un rembourrage synthétique ou naturel?

Par Geneviève Lorange le

Depuis les débuts de Bigarade, nous avions uniquement du rembourrage synthétique pour tous nos coussins, oreillers et couettes. Cela répondait à nos valeurs éthiques : nous avions vu nous aussi les fameux vidéos montrant la souffrance animale reliée à la production de duvet naturel. Toutefois, nous avons décidé il  y a peu de temps d’offrir le choix au consommateur entre le synthétique et le naturel, car nous avons réalisé que la réalité était plus nuancée. Nous vous expliquons notre démarche dans ce billet.

Tout d’abord, parlons de duvet synthétique. Tous les produits de rembourrage synthétiques sont fabriqués de polyester extrudé en différentes épaisseurs, de 0.7D à 15D. Plus le chiffre est petit, plus la fibre est fine et soyeuse, et plus elle coute cher car il faut en utiliser plus pour un volume équivalent. Nous utilisons exclusivement de la fibre 0.7D chez Bigarade, que ce soit pour les oreillers, les couettes ou les coussins. Le polyester a la qualité d’être 100% hypoallergène et entièrement végane. En effet, aucun sous-produit animal n’entre dans sa confection. Toutefois, le polyester est un sous-produit pétrolier. Ainsi, il n’est pas renouvelable. Il n’est pas non plus recyclable, ce qui implique qu’il prendra plus de 500 ans à se dégrader, une fois qu’il aura atteint la fin de sa vie. C’est la triste réalité des textiles synthétiques, jusqu’à ce qu’un programme de recyclage soit mis sur pied au Québec.

Maintenant, parlons de duvet naturel. Celui-ci est un résidu de la production alimentaire, et il est renouvelable et compostable. Au niveau écologique, il est le meilleur choix de rembourrage. Toutefois, il n’est évidemment pas végane. Si vous êtes végane, et que vos convictions s’étendent à tous les sous-produits animaliers, qu’ils soient alimentaires ou non, il est probablement mieux de ne pas acheter de duvet naturel, peu importe sa provenance. Parlant de provenance, les vidéos troublantes d’animaux plumés vivants qu’on peut voir sur l’Internet ont été filmées principalement de Chine, d’où provient 90% de la production mondiale de duvet. Toutefois, cette pratique est à peu près inexistante en France, d’où provient le duvet que nous avons sélectionné. En France, le duvet est un sous-produit alimentaire : plus de 90% de la valeur d’un canard est dans sa viande, alors que le 10% restant est le duvet. Vous pouvez imaginer que, si on élevait des canards uniquement pour leurs plumes et leur duvet, les produits rembourrés de duvet couteraient dix fois plus cher, et personne n’en achèterait.

Au niveau de la qualité et de confort, les deux types de rembourrage assez similaires. Au niveau du prix, une fibre synthétique est légèrement moins chère, mais la différence n’est pas énorme lorsqu’on en choisi une de bonne qualité. Pour le confort, un oreiller à rembourrage naturel aura un léger avantage au niveau de la compression initiale (le premier centimètre), qui paraitra comme un nuage dû à la coquille extérieure en duvet. Une fois la tête bien installée, le confort se ressemble entre les deux types de rembourrage. Pour les couettes, à poid égal, celles en duvet naturel seront légèrement plus chaude que la couette en duvet synthétique. Sinon, la sensation de douceur et de moelleux sont très semblables.

Ainsi, le choix entre une fibre naturelle ou synthétique est principalement un choix éthique. En tant que consommateur, il faut choisir entre la protection de l’environnement, avec une fibre naturelle, renouvelable et compostable, ou la protection des animaux, avec une fibre synthétique et végane, mais non-renouvelable et non-recyclable. Peu importe le choix, il reste que le plus important est la durabilité des produits qu’on achète, car l’impact de notre achat est alors amorti sur une plus longue période. C’est pourquoi les créations Bigarade sont toujours pensées de manière à être le plus durable possible.

 

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Les produits locaux préférés de Geneviève : Partie 2

Par Geneviève Lorange le

Le commerce local est florissant au Québec. Faute de connaitre les bonnes adresses, on achète trop souvent par facilité dans les grandes chaines des produits de mauvaise qualité fabriqués en Chine. Pourtant, de beaux produits locaux et abordables, il y en a des tonnes !

 Je me suis concentré sur les produits manufacturés ici et je n’ai pas fait mention d’entreprise dans les technologies ou dans le domaine de l’agriculture. Ils ont pourtant tout autant mon admiration, mais je les connais juste moins même si Judith Fetzer de Cook it a toute mon admiration ! 

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Les produits locaux préférés de Geneviève : Partie 2

Par Geneviève Lorange le

Le commerce local est florissant au Québec. Faute de connaitre les bonnes adresses, on achète trop souvent par facilité dans les grandes chaines des produits de mauvaise qualité fabriqués en Chine. Pourtant, de beaux produits locaux et abordables, il y en a des tonnes !

 Je me suis concentré sur les produits manufacturés ici et je n’ai pas fait mention d’entreprise dans les technologies ou dans le domaine de l’agriculture. Ils ont pourtant tout autant mon admiration, mais je les connais juste moins même si Judith Fetzer de Cook it a toute mon admiration ! 

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